mercredi 18 novembre 2015

Lettre ouverte à la FFS

Issirac, le 5 novembre 2015. 

COURRIER à l'attention du comité directeur de la FEDERATION FRANCAISE DE SPELEOLOGIE. 

de la part de : BERNARD MAGOS,
  • affilié à la F.F.S. depuis des dizaines d'années
  • co-fondateur du Spéléo-Club de Belgique ( 1950 )
  • fondateur du club "Nature-Témoin"
  • cinquante années de conférences et d'initiation à la spéléologie, à l'origine de multiples vocations. 
CONSTAT : 
  • vu les règlements intérieurs en vigueur à la F.F.S.
  • vu la non - prise en compte de différentes situations économiques des adhérents ( l'une des raisons d'ailleurs de la diminution de leur nombre )
il m'est désormais impossible :
  • de m'affilier et de m'assurer à nouveau,
  • de rester secrétaire du club que j'ai fondé ( le secrétaire d'un club affilié doit être assuré lui-même) ( et que fera le président d'un club s'il devient handicapé?)
EN EFFET :
  • je ne dispose que d'une "pension de solidarité",
  • l'année dernière, j'ai prélevé mon affiliation sur mon minimum vital,
  • ma seule sortie sportive m'a coûté ma cotisation annuelle, soit 80 euros.
  • l'assurance "non-pratiquant" vient d'être supprimée,
  • vos règlements m'interdisent de pouvoir utiliser l'assurance à la journée...! 
CONCLUSION : 
  • l'accès à la Fédération et à ses activités n'est possible qu'aux personnes disposant d'un revenu dépassant le minimum vital... il s'agit donc d'une "discrimination" d'ordre économique!
  • un membre "non-pratiquant" du bureau directeur d'un club est tenu de souscrire à une assurance inutile. 
Je continue à soutenir moralement la Fédération, je rends hommage à tous ces généreux bénévoles; mais il faut tenir compte que s'ils peuvent le faire, c'est que leur situation matérielle est suffisamment assurée; il peut leur arriver d'oublier que ce n'est pas le cas de tout le monde, et la situation générale n'est pas en voie de s'améliorer.

QUELQUES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS:
  • Tarif d'affiliation très réduit sur présentation d'un certificat de non-imposition.
  • Contrôle par les commissaires aux comptes des sommes versées à l'assurance, par rapport à celles effectivement déboursées par elle, au cours des années précédentes, la fédération n'ayant pas à assurer la prospérité du commerce des assurances...
  • Rétablissement d'une "assurance à la journée" pour tous ceux qui ne sont pas en état de souscrire à l'assurance annuelle.
Avec tous mes voeux de solution pour l'avenir de la Fédération,, et tous mes sentiments les meilleurs,
B.M.

...et pourtant, il y a 10 ans, l'enquête a montré la volonté, la nécessité, même les propositions:






réactions:


Erik VdBroeck:

"Effectivement, nous avons posé la question à travers nos C.D.S. et notre C.S.R., qui ont affirmé qu'il n'y a pas de solution pour ceux qui ont déjà tout donné:

C'est justement parce que la moyenne d'age des fédérés augmentent que la fédé ne peut pas se permettre de créer une licence spéciale retraité. Il y en a déjà une pour les dirigeants qui ne font plus de spéléo mais pour les actifs ce n'est pas possible. (Christophe Bes, président CSR L-R, qui avait posé la question à la fédé)

Nous constatons que la FFS ne fait strictement rien pour garder les anciens à la fédé: ni de tarif bénéficiel, ni des dispensions de cotisations, ni des cotisations symboliques, et qu'elle s'en débarasse comme des vieilles épaves, sans merci, au meilleur des cas un posthume pour les 'célèbrités'.

Même à une coti symbolique d'un euro, la fédé pourrait conserver un nombre d'adhérents peu actifs parmi eux, nombre qui ne cesse à croitre chaque année.

FFS, permettez-nous de poser la question, si c'est vraiment le but de faire descendre l'âge moyen des spéléos, de l'effectuer en décourageant les anciens à rester fédéré?

FFS, pensez-vous vraiment que le réseau des professionnels va apporter assez d'adhérents à la fédération, par le biais de la seule descente que leurs clients vont effectuer à l'année, ou même dans leur vie, pour augmenter suffisamment le nombre d'adhérents, ne serait-ce que de compenser la perte du nombre des anciens?"


Joël Jolivet:

"La Fédé n'échappe pas elle non plus au "baby-boom" de ces anciens mais elle ne paie pas leur retraite.. Effectivement un geste de solidarité pour service rendu à la speleologie serait une marque de reconnaissance à travers une cotisation symbolique de qq euros (+ si abonnement à des revues) et le maintien d'une assurance journée telle qu'elle était pratiquée il y a qq temps, vu le nombre contraint des sorties que nos "vieilleries" nous imposent.

La pratique de notre discipline évolue, normal, mais ses orientations vers de + en + de professionnalisation, les diplômes à tout va pour une administration qui tire sans cesse le parapluie, les cotas au delà de 10 000 adhérents pour maintenir un statut à tout prix, les "m'as-tu vu" en recherche de gloriole, médailles et de fric et autres restrictions d'une libre pratique m'inquiète bougrement du fait que nous avons toujours explorés en grande liberté et dans le respect du milieu.

Bernard, nous vivons une ère de convenance, de ronds de jambes et comme on disait en 14, "armons-nous et partez" mais surtout ne pas embêter le haut de la hièrarchie : en d'autre terme, la politique politicienne ou monarchie républicaine est aussi présente dans notre domaine.

La spéléo je l'ai vécu et je la vie comme je l'entend, seul ou avec les potes, la richesse des rencontres, des découvertes et sans brevet ni titre, avec Fédé ou sans.

Et je compte bien continuer ainsi : alors Bernard, te prend pas la tête....


Bien à tous

JOEL"



Luc Galéa:

"Fédération sportive: réunit les pratiquants d'un sport .

Pour que la FFS soit une Fédération sportive de spéléo, il faut qu'elle s'organise pour que des Spéléos puissent en faire à partie....

et il me semble que Bernard MAGOS, est un en fichtre bon exemple de ce qu'on peut appeler un Spéléo.

Si lui ne fait plus partie de la FFS alors qu'il en a la volonté, il faut qu'elle se pose la question "mais qui je fédère?"

Bernard, c'est plus loin, plus profond, plus longtemps

Il n'oublie jamais un trou, un rêve de prospection, un caillou malmené par une air géologique

Il a mis et continu a mettre suffisamment de cœur et d'energie audelà de ce qu'il faudrait pour que la Fédé ne se remette pas en question

De plus ne pas pouvoir s'assurer à la journée c'est bel et bien amputer du monde speleo ceux qui passent plus de temps à rêver qu'a gratter....

mais pour gratter, il faut avoir rêver.... et pour rêver de la suite il faut avoir passé du temps à gratter.

Bref si la FFS s'ampute de l'initiation et des initiés aux genoux usés: "mais à quoi veut-elle ressembler ?"

Je penses qu'au-delà des règles et des tarifs qui évoluent, il faudrait qu'elle affiche un peu de lisibilité sur son rêve histoire qu'on sache si c'est le même que le notre

Bref, Bernard, je suis de tout cœur avec toi"

lundi 17 août 2015

Conférence par Hervé Chapuis, le 23 septembre

Mercredi 23 septembre 2015, 21h
Grand Site de l’Aven d’Orgnac
CITé de la Préhistoire
Salle audiovisuelle

 Conférence par Hervé Chapuis, hydrogéologue

La Cèze et l’Ardèche : sœurs ou cousines ?
Approches hydrogéologiques au niveau de l'interfluve Cèze - Ardèche
et du plateau de Méjannes-le-Clap

Les spéléologues d’Orgnac, Issirac et Labastide (G.A.S.O.I.L.) invitent Hervé CHAPUIS, doctorant – hydrogéologue au centre SPIN – GSE de l’École des Mines de Saint Etienne.
La localisation et la quantification des échanges rivière - nappes sont évoquées comme des outils indispensables pour la gestion durable des cours d'eau. Une nouvelle méthodologie visant à connaître ces domaines est en cours de développement sur la Cèze, dans le cadre d'une Zone Atelier Bassin du Rhône.
Sur le plan scientifique, il y a un fort enjeu à développer cette méthode pour comprendre le fonctionnement des hydrosystèmes de la Cèze et de l’Ardèche et à quantifier les volumes échangés entre milieux superficiels et souterrains.
La particularité du site d’étude réside dans sa diversité hydrogéologique, qui se traduit au niveau des sens d’écoulements, par la nature des échanges mais aussi par la variété chimique, thermique et hydrodynamique des émergences karstiques.
Conférence gratuite mercredi 23 septembre 2015 à 21h – auditorium de la Cité de la Préhistoire, introduite par Erik Van den Broeck, spéléologue, Groupe associant les spéléologues d’Orgnac, Issirac et Labastide-de-Virac.




jeudi 23 juillet 2015

Sanilhac, just for fun...

Aujourd'hui, Serre, Sven et Erik ont fini ce que déjà plusieures équipes flamandes n'avaient pas réussi: une visite dans le joli collecteur de la grotte de Pézenas.

Cette perle qui fait partie du réseau Sanilhac-Abéouradou-Chamandre, mais une lacune de deux bons kilomètres séparent encore les extrémités qui se rapprochent le plus.

La grotte de Sanilhac a la réputation de figurer dans les mémoires de mainte équipe spéléo qui, soit n'a pas réussi à trouver l'entrée faute de topo paumée et gps oublié (Guido DK est en train de manger son chapeau!) soit ignorairent l'existance du P4 (disons plutôt P6 et échelle indispensable... clin d'oeil vers Paul d'Avalon !)

Le fameux 'P4': déviation sur échelle
Après 3 reprises, Serre trouve enfin son bonheur car cela fait 2 ans qu'il veut visiter, et aujourd'hui rien ne nous arrête.

Sven admire son boulot de nettoyage de concrétions
En 2 heures de méandres labyrinthiques, la fameuse descente du puits inattendu, les ramping en quatre pattes dans l'eau bien fraîche du ruisseau souterrain du Brison, et à travers de belles parties bien décorées (c'est bien dommage que certains visiteurs avant nous ne semblent pas avoir fait assez d'attention et ont mis leurs sales mains partout!), nous arrivons au grand carrefour avec le Grand Collecteur du Chamandre, à 1 kilomètre de l'échelle.

On se régale, et dire qu'il y en a qui sont en train de griller au soleil en ce moment...
Mais pas pour très longtemps, car on ne veut pas risquer une crue au retour, car l'orage est pour tous les jours et il faut encore une heure et demie au retour.

Une chose est certaine: on reviendra avec une caméra étanche et... des genouillères !


mardi 7 juillet 2015

Action arrachage ambroisie

Synchrone avec l'action d'arrachage de l'ambroisie dans les Gorges de l'Ardèche, des membres de Nature-Témoin ont participé à la lutte contre l'ambroisie:


- fin juin, à Salavas, en bordure de l'Ardèche aval de la Source du Boeuf, une zone de 400 m2 d'ambroisie a été arrachée
- début juillet, des petites concentrations de plantes ont été répéré entre le D-217 et la Combe des Eaux, à Labastide-de-Virac, à sa limite sud avec Orgnac-L'aven.
- aujourd'hui, une centaine de mètres carrés d'ambroisie ont été arraché.

Temps passé aux actions cette année: 12 h x personne.

avant...
...après !

Avis de recherche : notre canoë a été volé

Il y a quelques jours, notre bateau a été volé dans un terrain privé à Châmes (Vallon Pont d'Arc, Ardèche). Nous déplorons cet acte d'incivilité, de plus car c'était notre moyen capital pour effectuer des recherches spéléo-scientifiques le long des gorges de l'Ardèche.

Signalement: le canoë est un bateau 2 places 'Optimo' de la marque RTM, de couleur verte. Côté babord, il est muni des enseignes 'Greenpeace', ses bandes multicolores et les logo 'Stop au gaz de schiste' lesquels vous reconnaissez facilement à partir du rive gauche et la route touristique.

Disparu: le petit frère du Rainbow Warrior
(photo: www.photocanoe.net)

Si vous aperçevez ce bateau, merci de nous contacter: nature-temoin@speleo.tv ou au 0628-828680.

Merci.

mardi 9 juin 2015

Descente sonar

Après la descente aux multisondes d'il y a 2 semaines, le deuxième volet de notre projet 'profil Ardèche et sources profondes' s'est déroulé hier. L'Ardèche débite 3 à 4 m3/sec à Vallon et entre 5 et 6 m3/sec à Sauze.


Nous avons relevé des profil de la profondeur Ardèche entre Chames et Sauze, avec échantillonnage et mesure conducti/temp/estimation débit des sources qui coulent.






Départ à Châmes à 9h20. Julien, notre ami pêcheur et moniteur canoë, a installé une grosse batterie 12V et l'echosondeur afin de tracer des profil profondeur par méthode sonar le long de l'Ardèche. Comme il est seul, il est difficile de pagaïer et de jouer opérateur en même temps, car l'Ardèche débite pas du tout et il y a pas mal de coup de vent. Régulièrement, on recule fort car le vent est plus fort que le zéro courant. Le bateau très lourd de Papi et Erik (pour les mesures de conductivité et température dans les sources) ils doivent descendre devant ou dans toutes les sources inclusif un plongeon apnée à l'entrée de la source du Castor) fait galérer tout le monde sur le trajet entier...

Il faut dire que jamais de notre vie, nous avons retourné autant de fois avec bateau et bidons (au moins 5 fois entre la dent noire et la fève !!), bateau et 2 bonhommes coulé - heureusement l'Ardèche fait 25,5°C !! Conséquence: arrivés à Sauze à 17h45 seulement, d'où chargement de tous les bateaux et matos qui nous a ramené à Châmes.

Mais nous pouvons dire fièrement qu'on a démyistifié une autre paire d'histoires et que nous dispopsons de très joli résultats et mesures, à bientôt à la conférence !

Un super super merci à Alexis Vernede et Eric Langlumé qui n'ont malheureusement pas pu participer, et surtout à Julien Rochette et Joël Jolivet et son équipe pour les matos et les analyses, sans qui toute cette info serait restée encore dans les tenèbres...





Mention spéciale pour Papi, car il a vraiment été courageux et bien plus patient que moi, car à la Chataigneraie, j'étais déjà en train de jurer comme on galérait à fond à cause du vent, et le pauvre papi a bien tenu le coup et a seulement poussé ses premiers injures et merdes merdes merdes... à  la Cadière.

D'ailleurs, nous vous présenteons ici les données de quelques sections de l'Ardèche qui nous intéressent beaucoup et qu'on veut partager avec le lecteur attentif et respectueux.

Le Canal ou la Toupine de Gournier n'est, comme de mauvaises langues le disent souvent, pas 20, ni 25 ou plus, mais seulement... 7,5 m profond!! On remarque bien l'apport de la source immergée à l'aval de l'event de Gournier:






Devant la Source du Castor, l'Ardèche n'est pas très profond, et descend nettement plus à son aval, où l'entrée immergée se rejoint...:




Ces données sont à titre indicatives et basées sur des mesures sonar+gps effectuées en juin 2015, quand l'Ardèche était 1m en-dessous de son niveau d'étiage et il suffit de rajouter 96cm pour obtenir la profondéur réelle. Si vous aimeriez utiliser nos données, respectez les droits d'auteur et demandez l'autorisation des auteurs svp, car c'est Nature-Témoin qui a, faute de subventions, payé les frais de la campagne !

mardi 2 juin 2015

Opération arrachage ambroisie

Comme chaque année, notre association contribue à l'arrachage de l'ambroisie.

Début juillet, nous commençons à arracher à Labastide-de-Virac.

Puis, le mercredi 8 juillet, nous participons à l'action, soit on continue sur Labastide, soit on arrache dans les Gorges:

Les Gorges de l'Ardèche "Arrachage de l'Ambroisie un enjeu de santé publique"

Mercredi 8 juillet 2015 : mobilisons nous !

7h30-13h Arrachage de l'Ambroisie dans les Gorges de l'Ardèche
Pique nique tiré du sac
Information et réservation : 04 75 98 77 31